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    4/29/2006

    Longue Marche--长征

    « 长征组歌» 这样的经典竟然被我碰到了!

     

    记得很小的时候, 父母所在的歌舞团不止一次上演这出很受小朋友欢迎的打仗戏”. 其实里面根本就没有飞机大炮嘛 ! 正因如此, 有个别小同志在观摩过后颇有些受到欺骗并对革命前景失去信心的感觉. 我看着叔叔阿姨们每临傍晚便到后台去梳妆打扮, 穿上红军服, 戴好军帽, 打着绑腿, 然后站到台上或引吭高歌, 或拨弦抚琴, 那时真觉得世上再没有比这更美妙的事了

     

    虽然人小, 但多听几遍也就知道了 王明路线滔天罪 ! 而多亏了毛主席用兵真如神”, ”革命领袖来掌舵”, 这才革命磅礴向前进 . 

     

     有次在Centre Pompidou蓬皮杜艺术中心有关于中国的展览, 一个投影屏幕上在放革命样板戏 « 奇袭白虎团 »的片段, 仰着头看着朝鲜人民在中国兄弟的帮助下痛快淋漓孜孜不倦且战无不胜地打击着半岛南方他们自己的手足兄弟并捎带上万恶的美帝, 就想到了有着主体思想伟大理论的北韩军民, 15万到20万的人力排出的那场披金戴银涂脂抹粉劳民伤财祸国殃民的大型团体操艺术表演节目--阿里郎.

     

    如果第三帝国的宣传部长戈培尔看了不知道会不会因自惭形秽而羞愧地流汗 ?

     

     

    ---维基百科/// www.wikipedia.org :

     

     Les débuts de la retraite de l'Armée Rouge chinoise

    Alors que les quatre premières campagnes de la guerre civile chinoise ont échoué de la même manière, l'armée nationaliste du Kuomintang, menée par Tchang Kaï-chek engage la 5e campagne en changeant de stratégie. Jusqu'alors, bien que supérieure en effectif et en équipement, les combats l'avaient toujours amené loin de ses bases en territoire hostile sans réussir à mener de bataille décisive jusqu'à ce que la contre-offensive lui occasionne de lourdes pertes. La stratégie adoptée pour cette campagne fut la stratégie des blockhaus (création de points de défense le long du territoire conquis). Dans un même temps, l'Armée Rouge chinoise prenant de l'assurance cherchait à abandonner la guerre dite des partisans pour s'engager dans une stratégie plus classique de défense du territoire. En 1934, elle est encerclée dans la province du Jiangxi, qui est un bastion communiste. Pour éviter d'être anéantie, l'Armée rouge chinoise décide d'effectuer une retraite stratégique.

    Ce sont les fameux « vingt-huit bolchéviques », des communistes chinois ayant fait une visite chez le puissant voisin soviétique, qui décideront de la retraite.

    Les premiers mouvements de la retraite seront effectués par des troupes dirigés par He Long, Xiao Ke, Xu Xiangqian ou encore Fang Zhimin. C'est ce dernier qui se déplacera le premier, en juin 1934, pour percer les lignes du Kuomintang et quitter la région. Xiao Ke le suit en août.

    Même si ces mouvements de troupes sont importants, ils constituent qu'une diversion, pour permettre au plus gros des hommes de quitter le Jiangxi. En octobre, les troupes de Mao Zedong et de Zhu De, environ 130 000 hommes, effectuent une percée dans les lignes du KMT (comptant environ 400 000 hommes dans la région).

     

    L'ascension de Mao Zedong au sein du Parti communiste chinois

    Après plusieurs mois de marche vers l'ouest, talonnée et harcelée par le Kuomintang, l'Armée rouge est épuisée. C'est dans ces conditions qu'a lieu une réunion à Zunyi dans la province du Guizhou, du 6 au 8 janvier 1935. Cette réunion fait passer pour la première fois Mao Zedong sur le devant de la scène et il est décidé de le mettre à la tête du PCC.

    La décision de rejoindre la région du Shaanxi est prise par Mao, mais elle ne fait pas l'unanimité. Des hommes comme Zhang Guotao s'y opposent et préfèrent s'établir sur la frontière de l'Union soviétique. C'est finalement Mao Zedong qui aura le dernier mot.

    L'Armée rouge pénètre ensuite dans des régions non chinoises, très hostiles à une telle incursion étrangère. Ils sont alors non seulement harcelés par les troupes du Kuomintang, mais aussi par des groupes armés locaux, qui leur tendent des embuscades. La géographie du terrain est aussi difficile et ils devront traverser des fleuves, des montagnes, des ponts, tout en continuant à se battre.

    En juillet 1935 ils effectuent la jonction avec l'armée du quatrième front venue de la province du Henan. Suites à des dissensions au sujet du trajet à emprunter, ils se séparent. Les troupes de Mao Zedong traversent plusieurs marécages et subissent plusieurs embuscades des Tibétains et des Hui (des musulmans chinois).

    Et enfin, en octobre, ils atteignent la région du Shaanxi et leurs zones communistes comme Wuqi, Bao'an et Yan'an.

    En définitive, après une marche d'environ 12 000 kilomètres, la traversée de onze provinces, ils ne seront que 20 000 à 30 000 à arriver en vie.

    Le symbole politique

    La Longue Marche reste un des symboles les plus importants de l'histoire de la lutte communiste chinoise. De nombreux responsables politiques du PCC ont participé à la Longue Marche. Ces derniers ont transformé une défaite en une victoire et en un symbole de la résistance contre les troupes du Kuomintang.

    La Longue Marche a été également l'occasion pour le PCC de diffuser son idéologie révolutionnaire. Il a confisqué les terres de nombreux seigneurs de guerre, pour les distribuer aux pauvres. Ces actions lui ont permis de s'attirer les faveurs d'une partie de la population locale.

    Apparaissant comme une grandiose épopée, elle fait aujourd'hui le sujet de maints récits et représentations graphiques populaires. Elle inspira Mao Zedong lui-même :

     

    « L'Armée Rouge ne s'effraie pas de la "Longue Marche".

    Dix mille rivières, mille monts ne sont rien pour elle.

    Les Cinq Pics sinueux sont de petites vagues,

    Le vaste Wu Mong est une motte de terre qu'on foule aux pieds.

    Tièdes étaient les rochers où se brisait la rivière aux Sables d'or,

    Glacées étaient les chaînes de fer du pont de la Tatu.

    Passé le mont Mien aux mille pieds de neige,

    La joie de toute l'armée fut immense. »

     

     

    ---人民日报2001622日网络版/// Le Quotidien du Peuple  22 juin 2001 :

    La « Longue Marche » de l'armée Rouge

    Dans les années 30 du siècle qui vient de s'achever, l'Armée Rouge des Ouvriers et des Paysans-force armée du Parti communiste chinois(PCC) a parcouru 12 500 km à travers la Chine sous la direction de Mao Zedong, de Zhou Enlai et de Zhu De.

    Cette « Longue marche de 25 000 lis » est une épopée qualifié de grandiose par les historiens.

    En 1931, les envahisseurs japonais occupent les trois provinces du Nord-Est de la Chine. Sans se soucier de l'intérêt de la nation, l'armée du Guomindang, qui est alors au pouvoir, cherche à encercler et à anéantir l'Armée Rouge. Le PCC propose d'arrêter la guerre civile et de lutter ensemble contre les agresseurs japonais. Mais cette proposition ne suscite aucune réaction du Guomindang. En octobre 1934, confrontée aux offensives du Guomindang qui a rassemblé plus d'un million de soldats, l'Armée Rouge est obligée de se retirer de ses bases du Sud et d'opérer un repli stratégique. C'est le début de la « Longue Marche ».

    En janvier 1935, l'Armée Rouge arrive à Zunyi, au Guizhou, dans le Sud-Ouest du pays. C'est dans cette ville qu'a lieu la réunion la plus importante de la Longue Marche. Après avoir mis un terme à la conduite erronée de Li Da (nom chinois d'un délégué de l'Internationale communiste), la réunion élit une nouvelle direction centrale pour confirmer le rôle dirigeant de Mao Zedong comme chef de l'Armée Rouge. La réunion de Zunyi marque un grand tournant dans l'histoire du PCC. Dès lors, la révolution chinoise s'orientait vers une nouvelle voie grâce à la juste direction de Mao Zedong .

    Evoquant cette période, M. Li Anbao, professeur à l'Université du Peuple et historien du PCC, conclut en ces termes : « Sans la réunion de Zunyi, la Longue Marche n'aurait pas été victorieuse. Sans cette victoire, la révolution chinoise aurait abouti à un échec. »

    C'est après la réunion de Zunyi que la Longue Marche commence réellement pour l'Armée Rouge qui se dirige vers les régions du Nord pour combattre les envahisseurs japonais, et mène une lutte acharnée pour fonder une Chine nouvelle, démocratique et prospère.



    Les difficultés rencontrées par l 'Armée Rouge au cours de la Longue Marche sont inimaginables. Pendant douze mois environ, les soldats de l'armée Rouge ont marché sur plus de 10 000 km, franchi plus de dix mille montagnes, traversé une vingtaine de fleuves et de marais désolés, steppes désertiques et chaînes de monts enneigées, sans cesser de riposter aux attaques des troupes du Guomindang. L'Armée rouge manquait de tout : de moyens de transport, de nourriture, de vêtements et de médicaments.

    M. He Chengfu, un des rares survivants de la Longue Marche, âgé de 81 ans, se souvient : « Je n'ai jamais su l'altitude des monts Jiajin. Ils nous semblaient à des hauteurs inaccessibles. Nous étions sans cesse battus par la neige et la grêle. Le climat changeait brutalement. On voyait le soleil, puis tout d'un coup, un coup de vent ou une tempête de neige survenait. Le deuxième obstacle à franchir a été la traversée des marais où il y a eu beaucoup de morts. »



    Après mille épreuves, épuisées mais victorieuses, les trois forces principales de l'Armée Rouge firent leur jonction en octobre 1935 à Wuqizhen, au nord du Sha'anxi. Ainsi s'acheva la Longue Marche. L'Armée rouge avait essuyé de lourdes pertes. Ils étaient partis 300 000 ; 30 000 survivants parvinrent à Yan'an, nouveau lieu de la révolution. Trempés par les épreuves, la plupart de ces soldats sont devenus par la suite des éléments d'élite du PCC et la force principale dans la Guerre de Résistance contre le Japon, la Guerre de Libération et la fondation de la Chine nouvelle. Ecoutons à ce sujet le professeur Zhang Shujun, du Bureau d'études de l'histoire du PCC : « L'Armée rouge a accompli la Longue Marche et réalisé un repli stratégique, ce qui montre l'héroïsme ne se laisse pas intimider par les difficultés et les épreuves. »

    La Longue Marche est sans aucun doute un épisode marquant de l'histoire de la Chine contemporaine. Elle a permis non seulement de mettre fin au danger de disparition qui menaçait le PCC, mais aussi de tremper le PCC et l'armée qu'il dirigeait pour qu'ils deviennent une force invincible. Au cours de la Longue Marche, l'Armée Rouge a exalté des idées telles que la protection de la patrie, la lutte contre l'invasion et la création d'une Chine nouvelle, démocratique et indépendante, ce qui a éveillé la conscience des masses laborieuses. C'est ce qui a conduit Mao Zedong à dire : « La Longue marche est un manifeste, un outil de propagande et une semeuse ».

    En 1984, un demi-siècle après la Longue marche, un écrivain américain du nom de Harrison E. Salisbury, est venu en Chine. Il a réalisé des interviews le long du trajet de la Longue Marche et a écrit «La véritable histoire de la Longue Marche ». Ecoutons ce qu'il dit dans ce livre :

    « La Longue Marche restera gravée dans les mémoires comme une épopée de l'intrépidité de l'être humain, qui sera transmise de génération en génération. Lorsque l'esprit de l'être humain a été éveillé, ses pouvoirs deviennent illimités. » conclut cet auteur extraordinaire.